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L'administration publique

introduction

Histoire de l’Administration française

Les grands problèmes administratifs du monde contemporain

Le contrôle de l'administration

introduction

Le contrôle juridictionnel

Les contrôles politiques et administratifs

L’administration et son droit

Introduction

La constitution et son préambule

Les conventions internationales et le droit communautaire

les lois

Les principes généraux du droit

les règlements

L'administration d'Etat

introduction

les services centraux

les services déconcentrés

La déconcentration

Les collectivités décentralisées

introduction

la décentralisation

le statut des collectivités décentralisées

Les institutions spécialisées

introduction

Les établissements publics

Les autres institutions spécialisées

Les biens de l'Administration

introduction

Les biens publics

Les travaux publics

Les contrats de l'administration

introduction

Les critères du contrat administratif

L'autonomie des contrats de l'administration

L'acte administratif unilatéral

introduction

La statique de l'acte administratif unilatéral

la dynamique de l'AAU

Les fonctions de l'Administration

Introduction

Les services publics

La responsabilité en droit administratif

Introduction

La diversité des régimes de responsabilité en droit administratif

La responsabilité de la puissance publique

Le recours pour excès de pouvoir et la répartion des compétences entre le juge administratif et le juge judiciaire

Introduction

Les conditions de recevabilité pour excès de pouvoir

La répartition des compétences entre le juge administratif et le juge judiciaire

L'administration et son droit

Faisant partie du pouvoir exécutif, l’administration assure l’exécution des lois et plus généralement de la satisfaction des besoins d’intérêt général, grâce à la puissance publique.
§1 La puissance publique
L’administration est à l’abri de certaines agressions : échappe au contrôle du juge judiciaire, et échappe en cas de condamnation au moins partiellement aux voies d’exécution forcée (saisie pour acquitter une dette).
Elle dispose de plus de prérogatives propres :
- action unilatérale : décisions qui s’imposent aux administrés même contre leur volonté
- exécution provisionnelle : les actes restent en vigueur (aux risques et périls de l’administration) tant qu’ils n’ont pas été expressément annulés par une autorité administrative ou par le juge
- prérogative de l’exécution forcée (ou d’office) : droit d’utiliser la force publique (enlevèment d’un véhicule p.e.).
Les juristes ont tendance à beaucoup insister sur ces immunités et ces prérogatives, faisant de l’administration “des personnages puissants” (M. HAURIOU), alors qu’il existe cependant bien des sujétions, et notamment l’obligation de respecter l’ensemble de l’ordre juridique.
§2 Le principe de juridicité
Quelle que soit sa puissance, l’Administration est tenue de respecter le principe de juridicité. L’Etat contemporain n’est plus un Etat de police mais un Etat de droit. L’objectif est de protéger les libertés publiques.
Les démocraties populaires (Europe de l’Est) avaient un système de contrôle de l’administration, mais la logique était différente. Il ne s’agit pas de protéger les libertés (l’homme n’est pas libre, il est aliéné) mais de promouvoir la libération de tous grâce à la puissance publique.
En France, les autorités administratives sont tenues de respecter tout le droit et pas seulement les lois, c’est pourquoi on préfère parler de respect du principe de juridicité que du principe de légalité :
- l’Administration ne peut pas violer le droit,
- l’Administration ne saurait agir que sur autorisation donnée par le droit (habilitation des organes administratifs), du moins lorsque ses actes créent des droits ou des obligations,
- le principe de juridicité est maximal lorsque l’action administrative est préfigurée dans une norme préexistante. La conformité des actes au droit (contrats-types...) qui en découle est cependant plus rare.
Sources du droit administratif : concrètement, l’administration est tenue d’appliquer les normes suivantes : constitution, accords ou traités internationaux et droit communautaire, lois,...JP, règlements, les contrats et décisions unilatérales et peut-être la coutume ou les pratiques administratives.
La constitution évolue, elle a été révisée le 25 juin 1992 pour permettre le vote de la loi référendaire autorisant la modification des accords de Maastricht, puis en 1993 pour réformer le conseil supérieur de la magistrature, et les dispositions relatives à la responsabilité pénale des membres du gouvernement . Tout le droit administratif est essentiellement mouvant, il est meilleur de le comprendre que de l’apprendre.




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